Assumer de A à Z !

Assumer ses choix et ses actes est la base de la responsabilisation. Cela transmet aux autres une impression de maturité et d’assurance qui inspire la confiance. A contrario, ne pas assumer transmet une impression de lâcheté et d’instabilité qui inspire la méfiance.

D’une manière générale, nous devrions assumer tous nos choix et nos actes même s’ils ne dépendent pas uniquement de notre bonne volonté mais parfois de facteurs externes ou d’impératifs.

Cela nous permet de réduire le conflit intérieur, source de négativité, d’angoisses, de stress, d’insatisfactions…
En réduisant le conflit intérieur nous gagnons en clarté dans la communication et le rapport aux autres, nous paraissons plus stables et plus honnêtes.

Étape 1 : Réconcilier son monde intérieur

L’idée n’est pas d’assumer simplement parce que c’est mieux. L’idée est d’assumer en acceptant nos actes comme l’expression de nos souhaits, de nos désirs et de notre personnalité.

Dans cette idée, celui qui a des comportements en accord avec lui-même assume ses actes naturellement. Assumer n’est pas le résultat d’un choix mais plutôt la conséquence directe d’agir en fonction de soi.

Cela demande d’éclaircir ce que nous voulons avoir et ce que nous voulons faire. Et ça n’est pas toujours facile car nous sommes soumis à des besoins et des désirs contradictoires entre eux.

Heureusement, à force d’apprendre à négocier avec tous nos désirs, nous allons faire émerger une capacité à prendre en compte de l’ensemble de nos désirs sous la forme d’une volonté globale qui va guider nos choix.

Étape 2 : Concilier son monde intérieur avec la réalité

En mettant en avant notre monde intérieur et notre volonté, nous pouvons faire l’erreur de nous comporter comme un enfant capricieux.

L’impossibilité ou l’échec dans la concrétisation de nos désirs ou nos actes est source de frustration. Cette frustration est d’autant plus forte que nos désirs et nos efforts pour les concrétiser sont importants.

La frustration mobilise notre attention et bloque de nombreuses ressources mentales et le besoin de décharger cette frustration nous poussent souvent à exprimer de la colère et à renvoyer de l’agressivité. Au final, nous diminuons notre capacité à communiquer et à atteindre nos objectifs.

La meilleure parade à cette frustration et d’intégrer « le principe de réalité » dans un maximum de situations, c’est à dire accepter que la réalité ne permet pas toujours de concrétiser sons désirs. Nous avons certes la capacité d’influencer la réalité, mais elle reste distincte de notre volonté.

Cette capacité à accepter les exigences de la réalité prend tout son sens lorsqu’un désir est irréalisable ou qu’il demande des sacrifices ou des risques. Nous devenons capable d’assumer le renoncement, les sacrifices et les risques au profit de la satisfaction de nos autres désirs. C’est à dire à assumer la conséquence de nos choix.

Assumer, en bref

Finalement, assumer c’est : 
Assumer ses choix en se réconciliant avec son monde intérieur pour s’écouter et se comprendre. Assumer les conséquences de ses choix en acceptant la réalité qui en découle.

Les valeurs (3): Une approche plus naturelle

Exprimer ses valeurs n’est pas une chose facile. Il faut d’abord suffisamment se connaitre pour ne pas mélanger les valeurs que nous mettons en avant en société avec celles qui nous animent.
Il faut ensuite pouvoir les exprimer sans tomber dans le piège du narcissisme. Pour cela, il est préférable de n’en parler que dans le but de mieux se présenter et de les laisser s’exprimer naturellement en agissant en accord avec ses valeurs.

Vous avez plusieurs avantages à exprimer vos valeurs :

1) Cela vous rend plus authentique car vous agissez en fonction de ce que vous croyez juste et vous vous sentez en accord avec vous-même. Vous gagnez aussi en assurance parce que vous vous sentez dans votre élément et dans vos droits.
Par exemple si vous croyez que la franchise est importante et que l’hypocrisie est détestable, vous arriverez plus facilement à exprimer votre mécontentement face à une personne que de la conforter pour juste pour éviter le conflit.

2) Cela vous permet de dévoiler votre identité et de rendre la discussion plus authentique. Les gens apprécient la franchise car c’est une marque d’assurance et un moyen de donner à l’autre une place dans l’échange où il peut s’exprimer sincèrement.
Les échanges deviennent plus personnels par un effet d’invitation : Je te dis qui je suis, tu me dis qui tu es. Je te fais rentrer dans mon intimité, tu me fais rentrer dans la tienne.

3) Vous améliorez la coopération car vous indiquez à l’autre personne à quoi s’en tenir et vous lui donnez des repères pour éviter les mauvaises surprises et trouver des terrains d’entente. Elle vous comprendra mieux et cela facilitera le rapprochement émotionnel parce qu’elle pourra communiquer et agir de manière beaucoup plus proche avec vous.

4) Vos valeurs vous démarquent. C’est d’abord un signe de maturité parce que nous forgeons nos valeurs avec l’expérience et la connaissance de soi.
Ce sont vos valeurs qui vont vous différencier des autres hommes et faire de vous une personne unique.

Vos valeurs sont le fondement de votre personnalité et elles ont besoin d’être à la base de vos décisions et de vos comportements pour que vous soyez en phase avec vous-même.
Au contraire, plus le décalage entre vos valeurs et vos actes est grand et plus vous avez du mal à vous reconnaitre dans vos actes. Ce décalage crée un profond mal être qui se communique toujours d’une certaine manière et qui finit par ne plus être supportable.

Ne faites donc pas cet erreur. Assumez vos valeurs, exprimez-les et soyez authentique !

FreeMan.

Vous voulez avoir plus de confiance en vous ?

…Abandonnez cette idée !

Vous remarquerez que les gens qui n’ont pas de problèmes de confiance en eux ne se posent pas la question de savoir s’ils sont bons ou mauvais pour agir. Ils ne posent pas du tout la question de savoir s’ils ont confiance en eux. Les gens qui pensent manquer de confiance en eux ne ressentent pas ce manque de confiance dans les situations qu’ils ont l’habitude de gérer. En réalité, ce n’est pas de la confiance-en-soi mais de l’assurance dans l’action.

Alors d’où viennent ces blocages et ce sentiment de malaise que ressentent les personnes qui croient manquer de confiance en elles ?

Et bien ils tirent leur origine dans un phénomène naturel : l’appréhension face au danger ou à la difficulté.

Lorsque nous passons un entretien ou un examen nous sommes toujours un peu stressé ou anxieux. Pourtant dans la plus part des cas nous nous motivons pour passer l’épreuve et nous oublions notre gêne de départ. Dans les autres cas, nous attribuons la cause de cette appréhension à notre personnalité et nous essayons d’y voir la preuve de notre incompétence. Nous sombrons alors dans un délire schizophrénique qui alimente cette auto-dévaluation de soi !

Et en psychologie, la théorie dominante sur l’estime-de-soi vient enfoncer le clou ! Elle considère que les hommes passent leur temps à s’auto-évaluer en bien et en mal. Que la confiance en soi se gagne en pensant à chaque choses positives réalisées et qu’elle se perd à chaque chose ratée. Un peu comme si nous étions notre propre patron qui analysait nos performances pour nous augmenter ou nous virer. Avec la théorie de l’estime-de-soi, le seul moyen de rester à l’abri des haut et des bas serait de développer un égo démesuré pour pouvoir s’évaluer toujours positivement.

Le psycholoque Albert Ellis a d’ailleurs combattu l’idéologie de l’estime de soi en orientant ses travaux et ses thérapies dans une autre direction. La démarche d’Albert Ellis consiste à faire sortir le patient de croyances limitantes pour l’amener à une acceptation inconditionnelle de soi.

C’est vrai qu’il est assez absurde de devoir trouver des raisons de se faire confiance ou de s’aimer ! On ne passe pas son temps à s’évaluer et que ce n’est pas un acte naturel. Qui d’entre nous s’évalue en bien ou en mal lorsqu’il se brosse les dents ou lorsqu’il regarde la télé ?

Pour ne plus avoir de problème de confiance-en-soi, il faut donc apprendre à conserver cette état de détachement que nous avons quand nous faisons un acte simple du quotidien. Nous devons dissocier de la situation les enjeux, la difficulté et la peur de l’échec (ou du paraitre) qui amplifient nos appréhensions et nous paralysent. Nous devons arrêter de nous juger sur la base de nos craintes ou de nos peurs.

Nous ne sommes pas à l’aise dans une situation ? Oui mais cela ne prouve pas que nous soyons mauvais et que nous allons échouer. Et même si nous échouons, cela n’est pas forcément négatif. Cela ne prouve pas que c’est à cause de nos capacités. C’est peu être un concours de circonstances. C’est peut être simplement à cause de quelques erreurs… des erreurs humaines. Et puis nous pouvons apprendre de nos erreurs.

Arrêtez de chercher à avoir confiance en vous pour faire, faites !

FreeMan.

Comment dépasser ses peurs

Une des choses les plus perturbante pour l’esprit humain est la peur.

La peur est un malaise émotionnel qui peut provenir de différentes sources : une situation inconnue, une situation qui rappelle une mauvaise expérience… C’est très souvent la peur de souffrir physiquement ou psychologiquement qui est à la base de toutes les peurs.

La peur se retrouve dans des comportement d’évitement, de fuite, de panique ou dans des phobies. Ces réactions entrainent des comportements presque tout le temps inadaptés et peuvent transformer une situation neutre en situation problématique. Car la peur, en plus de ne pas pouvoir améliorer une situation, bloque vos facultés d’observation et de prise de décision.

Voici quelques exemples :
La peur d’être confronté à un problème qui peut vous laisser faire empirer les choses.
La peur de l’échec qui peut vous faire renoncer à tenter une épreuve.
La peur du rejet qui peut vous empêcher de nouer ou d’approfondir des relations.
La peur face à un voyou qui peut l’inciter à profiter de votre faiblesse.

Les conséquences ne sont pas forcément dramatiques mais si l’on peut trouver des solutions positives plutôt que de suivre bêtement sa peur alors ça vaut le coup d’y faire attention.

Quelques conseils

Voici quelques conseils pour vous prémunir des conséquences négatives de la peur :

1) Identifiez vos peurs

Commencez par identifier vos peurs, celles qui vous ont attiré des ennuis. Apprenez aussi à identifier vos peurs au moment où elles apparaissent. C’est une chose assez difficile et il vous faut développer l’écoute constante de vos émotions parce que vous n’avez pas toujours conscience d’avoir peur. Enfin, vous pouvez essayez d’anticiper vos peurs en imaginant les situations que vous serez susceptible de vivre (entretien, examens…).

2) Repoussez vos limites

Apprenez à dépasser la peur et la souffrance pour apprendre à conserver votre lucidité et à ne pas céder à la panique car elle pourrait vous faire adopter des comportements auto-destructeurs.
Face à une situation effrayante ou angoissante, commencez par contrôler votre respiration. Le secret vient de la respiration calme et profonde. Elle vous permettra de ralentir votre rythme cardiaque et d’éviter les emballements émotionnels. Acceptez de supporter la gêne et le malaise que provoque la peur puis détachez-vous de vos émotions pour vous concentrer sur les solutions.

3) Utilisez la peur

Lorsque vous êtes confronté à une peur, prenez-la pour ce qu’elle est : Une information sur les dangers possibles d’une situation. Vous devez réaliser que la peur vous fourni les scénarios catastrophes mais ne nous fourni jamais les scénarios positifs. Lorsque vous vous focalisez uniquement sur votre peur alors vous ne voyez qu’une partie de la réalité. Utilisez la peur plutôt comme un signe que vous devez cherchez une amélioration dans la situation ou dans votre manière de l’appréhender.

Celui qui n’a peur de rien est un inconscient qui peut ne pas s’apercevoir des dangers. Celui qui a des peurs mais qui les dépasses garde sa lucidité pour choisir la meilleure solution.

FreeMan.