Vous voulez avoir plus de confiance en vous ?

…Abandonnez cette idée !

Vous remarquerez que les gens qui n’ont pas de problèmes de confiance en eux ne se posent pas la question de savoir s’ils sont bons ou mauvais pour agir. Ils ne posent pas du tout la question de savoir s’ils ont confiance en eux. Les gens qui pensent manquer de confiance en eux ne ressentent pas ce manque de confiance dans les situations qu’ils ont l’habitude de gérer. En réalité, ce n’est pas de la confiance-en-soi mais de l’assurance dans l’action.

Alors d’où viennent ces blocages et ce sentiment de malaise que ressentent les personnes qui croient manquer de confiance en elles ?

Et bien ils tirent leur origine dans un phénomène naturel : l’appréhension face au danger ou à la difficulté.

Lorsque nous passons un entretien ou un examen nous sommes toujours un peu stressé ou anxieux. Pourtant dans la plus part des cas nous nous motivons pour passer l’épreuve et nous oublions notre gêne de départ. Dans les autres cas, nous attribuons la cause de cette appréhension à notre personnalité et nous essayons d’y voir la preuve de notre incompétence. Nous sombrons alors dans un délire schizophrénique qui alimente cette auto-dévaluation de soi !

Et en psychologie, la théorie dominante sur l’estime-de-soi vient enfoncer le clou ! Elle considère que les hommes passent leur temps à s’auto-évaluer en bien et en mal. Que la confiance en soi se gagne en pensant à chaque choses positives réalisées et qu’elle se perd à chaque chose ratée. Un peu comme si nous étions notre propre patron qui analysait nos performances pour nous augmenter ou nous virer. Avec la théorie de l’estime-de-soi, le seul moyen de rester à l’abri des haut et des bas serait de développer un égo démesuré pour pouvoir s’évaluer toujours positivement.

Le psycholoque Albert Ellis a d’ailleurs combattu l’idéologie de l’estime de soi en orientant ses travaux et ses thérapies dans une autre direction. La démarche d’Albert Ellis consiste à faire sortir le patient de croyances limitantes pour l’amener à une acceptation inconditionnelle de soi.

C’est vrai qu’il est assez absurde de devoir trouver des raisons de se faire confiance ou de s’aimer ! On ne passe pas son temps à s’évaluer et que ce n’est pas un acte naturel. Qui d’entre nous s’évalue en bien ou en mal lorsqu’il se brosse les dents ou lorsqu’il regarde la télé ?

Pour ne plus avoir de problème de confiance-en-soi, il faut donc apprendre à conserver cette état de détachement que nous avons quand nous faisons un acte simple du quotidien. Nous devons dissocier de la situation les enjeux, la difficulté et la peur de l’échec (ou du paraitre) qui amplifient nos appréhensions et nous paralysent. Nous devons arrêter de nous juger sur la base de nos craintes ou de nos peurs.

Nous ne sommes pas à l’aise dans une situation ? Oui mais cela ne prouve pas que nous soyons mauvais et que nous allons échouer. Et même si nous échouons, cela n’est pas forcément négatif. Cela ne prouve pas que c’est à cause de nos capacités. C’est peu être un concours de circonstances. C’est peut être simplement à cause de quelques erreurs… des erreurs humaines. Et puis nous pouvons apprendre de nos erreurs.

Arrêtez de chercher à avoir confiance en vous pour faire, faites !

FreeMan.

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Commentaires

4 commentaires sur “Vous voulez avoir plus de confiance en vous ?”
  1. Fate dit :

    Je doute que j’aurais une réponse, mais qu’en est-il des cas d’échecs répétés ? Ne pas se dévaloriser quand on échoue, je veux bien. Pourtant, la répétition d’un échec (ex : aborder des filles en soi et avoir une majorité de retour « négatif ») est qu’on est responsable de quelque chose qu’on fait justement mal. Je ne vois pas comment ne pas le prendre pour soi à un moment ou à un autre.

    Fate

  2. FreeMan dit :

    Pour te répondre, j’aimerai revenir sur deux idées importantes dans ta question : « responsable » et « faire mal ».

    Tout d’abord tu dois comprendre que la responsabilité dans l’échec d’une rencontre ou d’une relation est toujours partagée. Lorsqu’une interlocutrice n’est pas réceptive c’est en parti lié à ses préoccupations et à son état émotionnel, à son expérience avec les hommes, à ses schémas relationnels et à ses gouts personnels.
    Si tu le prends pour toi et que tu ramènes ça à une question de valeur, c’est comme si tu ignorais cette partie de la réalité.

    Ensuite, tu dois différencier l’acte et la valeur, le faire et l’être. J’insiste là dessus parce que les gens font souvent l’amalgame dans leur esprit. Faire mal quelque chose ne veux pas dire avoir une mauvaise valeur. Nos actes et nos comportements sont issus d’un apprentissage conscient ou inconscient et ils peuvent évoluer.
    Les gens essaient de déduire la valeur des autres à travers les comportements mais ils se trompent. Et quand ils jugent la valeur d’une personne, en réalité leur jugement désigne les comportements.

    Un refus n’est donc jamais le refus d’un être mais le refus d’une interaction ou d’une relation par rapport aux comportements de l’autre et par rapport à ses propres filtres.

    Pour finir j’ajouterai que le fait que tu sois déçu de tes attentes et que tu ressentes un malaise face à une suite de refus est naturel. Là où il y a un biais c’est lorsque que tu utilises ce ressenti négatif pour en déduire quelque chose sur ta valeur.
    Si tu arrêtes de baser ta valeur sur l’avis et les réactions des autres, alors tu cesses de perdre confiance en toi face au regard des autres. Mieux encore, si tu pars du principe que ta valeur (et celle des autres) est inconditionnelle alors tu cesses de communiquer avec les autres pour te rassurer sur ta valeur. Et tu en viens naturellement à communiquer pour partager des émotions avec les autres, ce qui te rends naturellement plus attirant.

    FreeMan.

  3. Fate dit :

    Cool pour la réponse. Je m’y attendais pas du tout FreeMan ! C’est très intéressant ce que tu dis et j’ai envie d’être d’accord avec toi…

    Mais sommes-nous pas justement la somme de nos comportements ?

    Le sujet m’intéresse, je compte me procurer ce bouquin : http://www.amazon.fr/Lestime-soi-Saimer-mieux-autres/dp/273810858X

    Si tu as d’autres lectures à conseiller, je t’écoute ! 🙂

    Fate

  4. FreeMan dit :

    Je ne dirais pas ça. Nos comportements sont liés à une liste de réactions apprises et à un contexte. Quand tu étais bébé tu pleurais souvent, on aurait pu te définir comme un pleurnicheur, mais te sens-tu pleurnicheur aujourd’hui ?
    A priori non, parce que tu as appris à communiquer autrement ton insatisfaction et tu as développé des comportements pour répondre à tes besoins (te chercher à manger, te soigner quand tu te fais mal, te couvrir quand tu as froid…)

    Nos comportements sont comme des outils au service de notre être. Ils y en a de bons et de mauvais, voir de dangereux ; mais nous pouvons les changer. Bien sûr ça n’est pas toujours facile de changer nos outils comportementaux car comme n’importe quel outil, nous pouvons nous y attacher par nos habitudes et par nos émotions. On ne change pas si facilement de montre ou de téléphone portable, car chaque changement nous fait passer par une phase d’inconfort où nous devons nous réhabituer.

    Je n’ai pas lu ce livre mais Christophe André est très réputé concernant les questions d’estime de soi.
    Un roman que je trouve intéressant pour ceux qui ont envie d’évoluer : Les dieux voyagent toujours incognito de Laurent Gounelle.
    Le livre est assez simple à lire, il y a une très bonne intrigue et on voit comment le personnage principal évolue.

    Bon courage à toi dans ton développement personnel !

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